Financial spotlight – Février 2024

Spotlight
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CONTEXTE MACRO-ECONOMIQUE: Allemagne, enfant malade ou adolescent en mue ? 

Et de nouveau en 2023 l’Europe a moins bien fait que les Etats-Unis, tant sur le plan économique que sur le plan boursier. En termes de croissance du PIB, on est à plus de 2% de croissance outre-Atlantique contre 0,5% dans la zone euro. Et les indices MSCI de return des actions affichent une différence encore plus marquée. C’est +22% contre +19%. Le gestionnaire de patrimoine se doit dès lors, pour déterminer l’allocation géographique des actifs qui lui sont confiés, de se demander s’il n’est pas inéluctable que l’Oncle Sam surperforme la « Vieille Europe » ?  

L’Allemagne, moteur de l’Europe  

Il y a différentes manières de tenter de répondre à la question, depuis l’impact de la démographie jusqu’à celui des politiques publiques en passant par les différences culturelles, et sans oublier les divergences de tissu économique, en termes sectoriels comme de matières premières. Nous allons ici nous concentrer sur une dimension particulière, qui est celle de l’état de santé de l’économie allemande. Nous le savons, l’Allemagne a un poids majeur dans la zone euro, quelque 30%, et elle a en outre un effet d’entraînement sur de nombreux pays voisins. Ainsi, ne dit-on pas parfois que l’on peut présenter l’économie belge comme étant un sous-traitant de l’Allemagne ? Il est donc difficile, pour ne pas écrire impossible, d’avoir une zone euro florissante avec une Allemagne qui traînerait la patte. Hormis l’Allemagne, quel pays pourrait être le moteur de l’Europe, pense-t-on usuellement. 

Or, si la zone euro dans son ensemble y a échappé, certes de peu, l’Allemagne a connu la récession en 2023 et le risque d’une nouvelle récession en 2024 est loin d’être proche de zéro. Attention toutefois, il y a récession et récession : ce dont il est question en Allemagne est une « micro-récession », avec une contraction de l’ordre du demi-point de pourcentage, très loin du recul observé dans les pays industrialisés en 2020. Néanmoins, cette grande mollesse est quand même une source de préoccupations, économiques, sociales et politiques d’abord, mais aussi, incidemment, en termes de placements patrimoniaux.  

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Etienne de Callataÿ – etienne.decallatay@orcadia.eu
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